CHANSONS

Lundi 12 janvier 2009

C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont trouvés au bord du chemin
Sur l'autoroute des vacances
C'était sans doute un jour de chance
Ils avaient le ciel à portée de main
Un cadeau de la Providence
Alors pourquoi penser au lendemain?

Ils se sont cachés dans un grand champ de blé
Se laissant porter par les courants
Se sont raconté leur vie qui commençait
Ils n'étaient encore que des enfants, des enfants
Qui s'étaient trouvés au bord du chemin
Sur l'autoroute des vacances
C'était sans doute un jour de chance
Qui cueillirent le ciel au creux de leurs mains
Comme on cueille la Providence
Refusant de penser au lendemain

C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont quittés au bord du matin
Sur l'autoroute des vacances
C'était fini le jour de chance
Ils reprirent alors chacun leur chemin
Saluèrent la Providence
En se faisant un signe de la main

Il rentra chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle est descendue là-bas dans le midi
C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui

paroles: Pierre Delanoë
musique: Michel Fugain


Par Joao Carvalho Fernandes
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Mercredi 22 octobre 2008

C'est presqu'au bout du monde,

Ma barque vagabonde,
Errant au gré de l'onde,
M'y conduisit un jour.

L'ile est toute petite,
Mais la fée qui l'habite
Gentiment nous invite
À en faire le tour.

Youkali,
C'est le pays de nos désirs,
Youkali, C'est le bonheur,C'est le plaisir,

Youkali,
C'est la terre où l'on
Quitte tous les soucis,
C'est dans notre nuit,
Comme une éclaircie,
L'étoile qu'on suit,
C'est Youkali!

Youkali,
C'est le respect
De tous les Voeux échangés,
Youkali, C'est le pays
Des beaux amours partagés,

C'est l'espérance
Qui est au coeur de tous les humains,
La délivrance
Que nous attendons tous pour demain,

Youkali,
C'est le pays de nos désirs,
Youkali,
C'est le bonheur
C'est le plaisir,

Mais c'est un rêve, une folie,
Il n'y a pas de Youkali!

Et la vie nous entraîne,
Lassante, quotidienne,
Mais la pauvre âme humaine,
Cherchant partout l'oubli,

A pour quitter la terre,
Su trouver le mystère
Où nos rêves se terrent
En quelque Youkali...

Youkali,
C'est le pays de nos désirs,
Youkali,
C'est le bonheur,
C'est le plaisir,

Youkali,
C'est la terre où l'on
Quitte tous les soucis,
C'est dans notre nuit,
Comme une éclaircie,
L'étoile qu'on suit,
C'est Youkali!

Kurt Weill
Par Joao Carvalho Fernandes
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Jeudi 2 octobre 2008

Allô Paris il est si tard
Les doigts collés au combiné
Je relance encore avec l'espoir
De te parler j'ai beau savoir
Que ça me fout le cafard
Je peux pas m'empecher d'y croire
La nuit sonne ses derniers coups
J'irai jusqu'au bout
J'aurais voulu quelque chose de bien
J'aurais voulu que tu me dises viens
Et la debout sur le trottoir
Comme chaque soir je te raconte
L'histoire des larmes de rue
Dans les bars qui puent les regards moisis
Et les corps meurtris
Allô Paris tout est fini
Et putain Je suis fatigué
J'aurais voulu quelque chose de bien
J'aurais voulu que tu me dises viens
Allô Paris tout est fini
Tu m'as tout pris meme l'envie
Tu ne te souviens plus de rien
Tu oublies un peu plus chaque matin
Ta mémoire coule le long des trottoirs
En noyant mon désir dérisoire
J'aurais voulu tout est fini
J'aurais voulu
Tout est foutu
Allô paris
J'aurais voulu


Par Joao Carvalho Fernandes
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Mercredi 20 août 2008

Ils s'aimaient depuis deux jours à peine
Y a parfois du bonheur dans la peine
Mais depuis qu'ils étaient amoureux
Leur destin n'était plus malheureux,
Ils vivaient avec un rêve étrange
Et ce rêve était bleu comme les anges
Leur amour était un vrai printemps, oui
Aussi pur que leurs tendres vingt ans

{Refrain:}
C'est la romance de Paris
Au coin des rues, elle fleurit
Ça met au coeur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu
Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris
C'est la romance de Paris

La banlieue était leur vrai domaine
Ils partaient à la fin de la semaine
Dans les bois pour cueillir le muguet
Ou sur un bateau pour naviguer
Ils buvaient aussi dans les guinguettes
Du vin blanc qui fait tourner la tête
Et quand ils se donnaient un baiser, oui
Tous les couples en dansant se disaient

{au Refrain}

C'est ici que s'arrête mon histoire
Aurez-vous de la peine à me croire?
Si j'vous dis qu'il s'aimèrent chaque jour
Qu'ils vieillirent avec leur tendre amour
Qu'ils fondèrent une famille admirable
Et qu'ils eurent des enfants adorables
Qu'ils moururent gentiment, inconnus, oui
En partant comme ils étaient venus

{au Refrain}

Paroles: Charles Trenet
Musique: Léo Chauliac

Par Joao Carvalho Fernandes
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Jeudi 24 juillet 2008

A Paris
Quand un amour fleurit
Ça fait pendant des semaines
Deux cœurs qui se sourient
Tout ça parce qu'ils s'aiment
A Paris

Au printemps
Sur les toits les girouettes
Tournent et font les coquettes
Avec le premier vent
Qui passe indifférent
Nonchalant

Car le vent
Quand il vient à Paris
N'a plus qu'un seul souci
C'est d'aller musarder
Dans tous les beaux quartiers
De Paris

Le soleil
Qui est son vieux copain
Est aussi de la fête
Et comme deux collégiens
Ils s'en vont en goguette
Dans Paris

Et la main dans la main
Ils vont sans se frapper
Regardant en chemin
Si Paris a changé

Y a toujours
Des taxis en maraude
Qui vous chargent en fraude
Avant le stationnement
Où y a encore l'agent
Des taxis

Au café
On voit n'importe qui
Qui boit n'importe quoi
Qui parle avec ses mains
Qu'est là depuis le matin
Au café

Y a la Seine
A n'importe quelle heure
Elle a ses visiteurs
Qui la regardent dans les yeux
Ce sont ses amoureux
A la Seine

Et y a ceux
Ceux qui ont fait leur nid
Près du lit de la Seine
Et qui se lavent à midi
Tous les jours de la semaine
Dans la Seine

Et les autres
Ceux qui en ont assez
Parce qu'ils en ont vu de trop
Et qui veulent oublier
Alors y se jettent à l'eau
Mais la Seine

Elle préfère
Voir les jolis bateaux
Se promener sur elle
Et au fil de son eau
Jouer aux caravelles
Sur la Seine

Les ennuis
Y en n'a pas qu'à Paris
Y en n'a dans le monde entier
Oui mais dans le monde entier
Y a pas partout Paris
V'là l'ennui

A Paris
Au quatorze juillet
A la lueur des lampions
On danse sans arrêt
Au son de l'accordéon
Dans les rues

Depuis qu'à Paris
On a pris la Bastille
Dans tous les faubourgs
Et à chaque carrefour
Il y a des gars
Et il y a des filles
Qui sur les pavés
Sans arrêt nuit et jour
Font des tours et des tours
A Paris

Francis Lemarque
Par Joao Carvalho Fernandes
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Jeudi 17 juillet 2008

J'habite à Saint-Germain-des-Prés
Et chaque soir j'ai rendez-vous
Avec Verlaine
Ce vieux Pierrot n'a pas changé
Et pour courir le guilledou
Près de la Seine
Souvent on est flanqué
D'Apollinaire
Qui s'en vient musarder
Chez nos misères
C'est bête,
On voulait s'amuser,
Mais c'est raté
On était trop fauchés.

Regardez-les tous ces voyous
Tous ces poètes de deux sous
Et les teints blême
Regardez-les tous ces fauchés
Qui font semblant de ne jamais
Finir la semaine
Ils sont riches à crever,
D'ailleurs ils crèvent
Tous ces rimeurs fauchés
Font bien des rêves
Quand même,
Ils parlent le latin
Et n'ont plus faim
A Saint-Germain-des-Prés.

Vous qui passez rue de l'Abbaye,
Rue Saint-Benoît, rue Visconti,
Près de la Seine
Regardez le monsieur qui sourit
C'est Jean Racine ou Valéry

Peut-être Verlaine
Alors vous comprendrez
Gens de passage
Pourquoi ces grands fauchés
Font du tapage
C'est bête,
Il fallait y penser,
Saluons-les
A Saint-Germain-des-Prés.

Par Joao Carvalho Fernandes
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Mercredi 2 juillet 2008
Par Joao Carvalho Fernandes
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Jeudi 19 juin 2008

Le monde est sans souci
Dit un financier averti
Entre un cognac et un whisky
Et son portefeuille le grossit
La chance me sourit
Se dit une fille plutôt jolie
Qui comme tous les soirs se choisit
Un endroit où passer la nuit

La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui

Moi je vous parie
Dit un écrivain réussi
Que si l'on veut mettre le prix
On peut tout avoir dans la vie
Je suis sûr que oui
Dit un faiseur de mélodies
Qui tut ce qu'il avait en lui
Pour des airs qui l'ont enrichi

La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui

Allons-nous-en d'ici
Dit une femme à son mari
Qui dévore de ses yeux vert-gris
Les filles avec mélancolie
Oui, j'ai raté ma vie
Se dit un journaliste aigri
Renvoyé pour avoir écrit
Ce qu'il devait garder pour lui

La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui

Par Joao Carvalho Fernandes
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Dimanche 25 mai 2008

En haut de la rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue

Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin d'printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue

La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d'trous

La lune trop pâle
Caresse l'opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Soit la bienvenue
Dans mon cœur blessé

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Petite mandigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J'oublie mon chagrin

Je sens sur tes lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourri
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m'anéantit

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Mais voilà qu'il flotte
La lune se trotte
La princesse aussi
Sous le ciel sans lune
Je pleure à la brune
Mon rêve évanoui

Paroles Jean Renoir * Musique Georges Van Parys
Par Joao Carvalho Fernandes
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Jeudi 15 mai 2008

J'adore le ciel de Paris
J'adore cette fille de bandit
Qui se balade en guêpière
Quand je retourne en enfer

Mon capital de bas noirs
Tu changes de fille tous les soirs
Et dans les bulles de cristal
Me balances les fleurs du mal

Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne

Ma capitale de douleur
Vienne la nuit, sonne l'heure
Un rouge baiser, un miroir
Tout redevient provisoire

Paris, t'as des yeux gris-bleus
T'es plutôt brune à mes yeux
Entre Desnos et Prévert
Tu choisis Apollinaire

Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne

Je t'aime, ma fille de faubourg
Avec tes chansons d'amour
Je t'aime, vipère du trottoir
Plumant le micheton dans le noir

Mon ange exterminateur
T'es dure avec le malheur
Tu fais de cadeaux à personne
Et là, Paris, tu déconnes

Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne

Paris, j'veux pas qu'on t'épouse
Reste infidèle et jalouse
Paris, tu ressembles à personne

 

Paroles et musique: Bernard Lavilliers

Par Joao Carvalho Fernandes
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