Jeudi 24 juillet 2008

A Paris
Quand un amour fleurit
Ça fait pendant des semaines
Deux cœurs qui se sourient
Tout ça parce qu'ils s'aiment
A Paris

Au printemps
Sur les toits les girouettes
Tournent et font les coquettes
Avec le premier vent
Qui passe indifférent
Nonchalant

Car le vent
Quand il vient à Paris
N'a plus qu'un seul souci
C'est d'aller musarder
Dans tous les beaux quartiers
De Paris

Le soleil
Qui est son vieux copain
Est aussi de la fête
Et comme deux collégiens
Ils s'en vont en goguette
Dans Paris

Et la main dans la main
Ils vont sans se frapper
Regardant en chemin
Si Paris a changé

Y a toujours
Des taxis en maraude
Qui vous chargent en fraude
Avant le stationnement
Où y a encore l'agent
Des taxis

Au café
On voit n'importe qui
Qui boit n'importe quoi
Qui parle avec ses mains
Qu'est là depuis le matin
Au café

Y a la Seine
A n'importe quelle heure
Elle a ses visiteurs
Qui la regardent dans les yeux
Ce sont ses amoureux
A la Seine

Et y a ceux
Ceux qui ont fait leur nid
Près du lit de la Seine
Et qui se lavent à midi
Tous les jours de la semaine
Dans la Seine

Et les autres
Ceux qui en ont assez
Parce qu'ils en ont vu de trop
Et qui veulent oublier
Alors y se jettent à l'eau
Mais la Seine

Elle préfère
Voir les jolis bateaux
Se promener sur elle
Et au fil de son eau
Jouer aux caravelles
Sur la Seine

Les ennuis
Y en n'a pas qu'à Paris
Y en n'a dans le monde entier
Oui mais dans le monde entier
Y a pas partout Paris
V'là l'ennui

A Paris
Au quatorze juillet
A la lueur des lampions
On danse sans arrêt
Au son de l'accordéon
Dans les rues

Depuis qu'à Paris
On a pris la Bastille
Dans tous les faubourgs
Et à chaque carrefour
Il y a des gars
Et il y a des filles
Qui sur les pavés
Sans arrêt nuit et jour
Font des tours et des tours
A Paris

Francis Lemarque
par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS communauté : Les amoureux de Paris
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Jeudi 17 juillet 2008

J'habite à Saint-Germain-des-Prés
Et chaque soir j'ai rendez-vous
Avec Verlaine
Ce vieux Pierrot n'a pas changé
Et pour courir le guilledou
Près de la Seine
Souvent on est flanqué
D'Apollinaire
Qui s'en vient musarder
Chez nos misères
C'est bête,
On voulait s'amuser,
Mais c'est raté
On était trop fauchés.

Regardez-les tous ces voyous
Tous ces poètes de deux sous
Et les teints blême
Regardez-les tous ces fauchés
Qui font semblant de ne jamais
Finir la semaine
Ils sont riches à crever,
D'ailleurs ils crèvent
Tous ces rimeurs fauchés
Font bien des rêves
Quand même,
Ils parlent le latin
Et n'ont plus faim
A Saint-Germain-des-Prés.

Vous qui passez rue de l'Abbaye,
Rue Saint-Benoît, rue Visconti,
Près de la Seine
Regardez le monsieur qui sourit
C'est Jean Racine ou Valéry

Peut-être Verlaine
Alors vous comprendrez
Gens de passage
Pourquoi ces grands fauchés
Font du tapage
C'est bête,
Il fallait y penser,
Saluons-les
A Saint-Germain-des-Prés.

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS communauté : Les amoureux de Paris
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Mercredi 2 juillet 2008
par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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Jeudi 19 juin 2008

Le monde est sans souci
Dit un financier averti
Entre un cognac et un whisky
Et son portefeuille le grossit
La chance me sourit
Se dit une fille plutôt jolie
Qui comme tous les soirs se choisit
Un endroit où passer la nuit

La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui

Moi je vous parie
Dit un écrivain réussi
Que si l'on veut mettre le prix
On peut tout avoir dans la vie
Je suis sûr que oui
Dit un faiseur de mélodies
Qui tut ce qu'il avait en lui
Pour des airs qui l'ont enrichi

La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui

Allons-nous-en d'ici
Dit une femme à son mari
Qui dévore de ses yeux vert-gris
Les filles avec mélancolie
Oui, j'ai raté ma vie
Se dit un journaliste aigri
Renvoyé pour avoir écrit
Ce qu'il devait garder pour lui

La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS communauté : Les amoureux de Paris
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Dimanche 25 mai 2008

En haut de la rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue

Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin d'printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue

La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d'trous

La lune trop pâle
Caresse l'opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Soit la bienvenue
Dans mon cœur blessé

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Petite mandigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J'oublie mon chagrin

Je sens sur tes lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourri
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m'anéantit

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Mais voilà qu'il flotte
La lune se trotte
La princesse aussi
Sous le ciel sans lune
Je pleure à la brune
Mon rêve évanoui

Paroles Jean Renoir * Musique Georges Van Parys
par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS communauté : Les amoureux de Paris
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Jeudi 15 mai 2008

J'adore le ciel de Paris
J'adore cette fille de bandit
Qui se balade en guêpière
Quand je retourne en enfer

Mon capital de bas noirs
Tu changes de fille tous les soirs
Et dans les bulles de cristal
Me balances les fleurs du mal

Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne

Ma capitale de douleur
Vienne la nuit, sonne l'heure
Un rouge baiser, un miroir
Tout redevient provisoire

Paris, t'as des yeux gris-bleus
T'es plutôt brune à mes yeux
Entre Desnos et Prévert
Tu choisis Apollinaire

Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne

Je t'aime, ma fille de faubourg
Avec tes chansons d'amour
Je t'aime, vipère du trottoir
Plumant le micheton dans le noir

Mon ange exterminateur
T'es dure avec le malheur
Tu fais de cadeaux à personne
Et là, Paris, tu déconnes

Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne

Paris, j'veux pas qu'on t'épouse
Reste infidèle et jalouse
Paris, tu ressembles à personne

 

Paroles et musique: Bernard Lavilliers

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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Lundi 5 mai 2008


J'aime flâner sur les grands boulevards
Y a tant de choses, tant de choses
Tant de choses à voir
On n'a qu'à choisir au hasard
On s'fait des ampoules
A zigzaguer parmi la foule
J'aime les baraques et les bazars
Les étalages, les loteries
Et les camelots bavards
Qui vous débitent leurs bobards
Ça fait passer l'temps
Et l'on oublie son cafard

Je ne suis pas riche à million
Je suis tourneur chez Citroën
J'peux pas me payer des distractions
Tous les jours de la semaine
Aussi moi, j'ai mes petites manies
Qui me font plaisir et ne coûtent rien
Ainsi, dès le travail fini
Je file entre la porte Saint-Denis
Et le boulevard des Italiens

J'aime flâner sur les grands boulevards
Y a tant de choses, tant de choses
Tant de choses à voir
On y voit des grands jours d'espoir
Des jours de colère
Qui font sortir le populaire
Là vibre le cœur de Paris
Toujours ardent, parfois frondeur
Avec ses chants, ses cris
Et de jolis moments d'histoire
Sont écrits partout le long
De nos grands boulevards

J'aime flâner sur les grands boulevards
Les soirs d'été quand tout le monde
Aime bien se coucher tard
On a des chances d'apercevoir
Deux yeux angéliques
Que l'ont suit jusqu'à République
Puis je retrouve mon petit hôtel
Ma chambre où la fenêtre donne
Sur un coin de ciel
D'où me parviennent comme un appel
Toutes les rumeurs, toutes les lueurs
Du monde enchanteur
Des grands boulevards

Paroles: Jacques Plante. Musique: Norbert Glanzberg  

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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Mardi 15 avril 2008

Vous mes amis, tant de fois vous me dites
Que d'ici peu je ne serai plus triste
J'aimerais bien vous croire un jour
Mais j'en doute avec raison
Essayez de répondre à ma question

Qui saura, qui saura, qui saura
Qui saura me faire oublier dites-moi
Ma seule raison de vivre
Essayez de me le dire
Qui saura, qui saura, oui qui saura

Vous mes amis essayez de comprendre
Une seule fille au monde peut me rendre
Tout ce que j'ai perdu, je sais qu'elle ne reviendra pas
Alors si vous pouvez dites-le moi

Qui saura, qui saura, qui saura
Qui saura me faire vivre d'autres joies
Je n'avais qu'elle sur terre
Et sans elle ma vie entière
Je sais bien que le bonheur n'existe pas

Vous mes amis le soleil vous inonde
Vous dites que je sortirai de l'ombre
J'aimerais bien vous croire oui
Mais mon coeur y renonce
Ma question reste toujours sans réponse

Qui saura, qui saura, qui saura
Qui saura me faire oublier dites-moi
Ma seule raison de vivre
Essayez de me le dire
Qui saura, qui saura, oui qui saura

Qui saura, qui saura, qui saura
Qui saura me faire revivre d'autres joies
Je n'avais qu'elle sur terre et sans elle ma vie entière
Je sais bien que le bonheur n'existe pas

Qui saura, qui saura, qui saura
Qui saura me faire oublier dites-moi
Ma seule raison de vivre essayez de me le dire
Qui saura, qui saura, oui qui saura ?

Paroles: Fr: Michel Jourdan. Musique: Enrico Striccoli, Francesco Migliacci; Nicola Greco, Carlos Pes  

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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Mardi 8 avril 2008

C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures

Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ça dure toujours
On s'en souvient

On se dit qu'à vingt ans
On est le roi du monde
Et qu'éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu

C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures

Car le temps de l'amour
Ça vous met au cœur
Beaucoup de chaleur
Et de bonheur

Un beau jour c'est l'amour
Et le cœur bat plus vite
Car la vie suit son cours
Et l'on est tout heureux
D'être amoureux

C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures

Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ça dure toujours
On s'en souvient
par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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Lundi 24 mars 2008

Le soleil qui se lève
Et caresse les toits
Et c'est Paris le jour
La Seine qui se promène
Et me guide du doigt
Et c'est Paris toujours
Et mon coeur qui s'arrête
Sur ton coeur qui sourit
Et c'est Paris bonjour
Et ta main dans ma main
Qui me dit déjà oui
Et c'est Paris l'amour
Le premier rendez-vous
A l'Ile Saint-Louis
C'est Paris qui commence
Et le premier baiser
Volé aux Tuileries
Et c'est Paris la chance
Et le premier baiser
Reçu sous un portail
Et c'est Paris romance
Et deux têtes qui se tournent
En regardant Versailles
Et c'est Paris la France

Des jours que l'on oublie
Qui oublient de nous voir
Et c'est Paris l'espoir
Des heures où nos regards
Ne sont qu'un seul regard
Et c'est Paris miroir
Rien que des nuits encore
Qui séparent nos chansons
Et c'est Paris bonsoir
Et ce jour-là enfin
Où tu ne dis plus non
Et c'est Paris ce soir
Une chambre un peu triste
Où s'arrête la ronde
Et c'est Paris nous deux
Un regard qui reçoit
La tendresse du monde
Et c'est Paris tes yeux
Ce serment que je pleure
Plutôt que ne le dis
C'est Paris si tu veux
Et savoir que demain
Sera comme aujourd'hui
C'est Paris merveilleux


Mais la fin du voyage
La fin de la chanson
Et c'est Paris tout gris
Dernier jour, dernière heure
Première larme aussi
Et c'est Paris la pluie
Ces jardins remontés
Qui n'ont plus leur parure
Et c'est Paris l'ennui
La gare où s'accomplit
La dernière déchirure
Et c'est Paris fini
Loin des yeux loin du coeur
Chassé du paradis
Et c'est Paris chagrin
Mais une lettre de toi
Une lettre qui dit oui
Et c'est Paris demain
Des villes et des villages
Les roues tremblent de chance
C'est Paris en chemin
Et toi qui m'attends là
Et tout qui recommence
Et c'est Paris je reviens.

Jacques Brel

 

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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