Allô Paris il est si tard
Les doigts collés au combiné
Je relance encore avec l'espoir
De te parler j'ai beau savoir
Que ça me fout le cafard
Je peux pas m'empecher d'y croire
La nuit sonne ses derniers coups
J'irai jusqu'au bout
J'aurais voulu quelque chose de bien
J'aurais voulu que tu me dises viens
Et la debout sur le trottoir
Comme chaque soir je te raconte
L'histoire des larmes de rue
Dans les bars qui puent les regards moisis
Et les corps meurtris
Allô Paris tout est fini
Et putain Je suis fatigué
J'aurais voulu quelque chose de bien
J'aurais voulu que tu me dises viens
Allô Paris tout est fini
Tu m'as tout pris meme l'envie
Tu ne te souviens plus de rien
Tu oublies un peu plus chaque matin
Ta mémoire coule le long des trottoirs
En noyant mon désir dérisoire
J'aurais voulu tout est fini
J'aurais voulu
Tout est foutu
Allô paris
J'aurais voulu
Par Joao Carvalho Fernandes
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Ils s'aimaient depuis deux jours à peine
Y a parfois du bonheur dans la peine
Mais depuis qu'ils étaient amoureux
Leur destin n'était plus malheureux,
Ils vivaient avec un rêve étrange
Et ce rêve était bleu comme les anges
Leur amour était un vrai printemps, oui
Aussi pur que leurs tendres vingt ans
{Refrain:}
C'est la romance de Paris
Au coin des rues, elle fleurit
Ça met au coeur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu
Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris
C'est la romance de Paris
La banlieue était leur vrai domaine
Ils partaient à la fin de la semaine
Dans les bois pour cueillir le muguet
Ou sur un bateau pour naviguer
Ils buvaient aussi dans les guinguettes
Du vin blanc qui fait tourner la tête
Et quand ils se donnaient un baiser, oui
Tous les couples en dansant se disaient
{au Refrain}
C'est ici que s'arrête mon histoire
Aurez-vous de la peine à me croire?
Si j'vous dis qu'il s'aimèrent chaque jour
Qu'ils vieillirent avec leur tendre amour
Qu'ils fondèrent une famille admirable
Et qu'ils eurent des enfants adorables
Qu'ils moururent gentiment, inconnus, oui
En partant comme ils étaient venus
{au Refrain}
Paroles: Charles Trenet
Musique: Léo Chauliac
Par Joao Carvalho Fernandes
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Le monde est sans souci
Dit un financier averti
Entre un cognac et un whisky
Et son portefeuille le grossit
La chance me sourit
Se dit une fille plutôt jolie
Qui comme tous les soirs se choisit
Un endroit où passer la nuit
La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui
Moi je vous parie
Dit un écrivain réussi
Que si l'on veut mettre le prix
On peut tout avoir dans la vie
Je suis sûr que oui
Dit un faiseur de mélodies
Qui tut ce qu'il avait en lui
Pour des airs qui l'ont enrichi
La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui
Allons-nous-en d'ici
Dit une femme à son mari
Qui dévore de ses yeux vert-gris
Les filles avec mélancolie
Oui, j'ai raté ma vie
Se dit un journaliste aigri
Renvoyé pour avoir écrit
Ce qu'il devait garder pour lui
La nuit à Paris
On s'amuse et on rit
Sur des airs d'aujourd'hui
La nuit à Paris
On boit et on oublie
Le monde d'aujourd'hui
Par Joao Carvalho Fernandes
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En haut de la rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue
Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin d'printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue
La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d'trous
La lune trop pâle
Caresse l'opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Soit la bienvenue
Dans mon cœur blessé
Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux
Petite mandigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J'oublie mon chagrin
Je sens sur tes lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourri
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m'anéantit
Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux
Mais voilà qu'il flotte
La lune se trotte
La princesse aussi
Sous le ciel sans lune
Je pleure à la brune
Mon rêve évanoui
Paroles Jean Renoir * Musique Georges Van Parys
Par Joao Carvalho Fernandes
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J'adore le ciel de Paris
J'adore cette fille de bandit
Qui se balade en guêpière
Quand je retourne en enfer
Mon capital de bas noirs
Tu changes de fille tous les soirs
Et dans les bulles de cristal
Me balances les fleurs du mal
Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne
Ma capitale de douleur
Vienne la nuit, sonne l'heure
Un rouge baiser, un miroir
Tout redevient provisoire
Paris, t'as des yeux gris-bleus
T'es plutôt brune à mes yeux
Entre Desnos et Prévert
Tu choisis Apollinaire
Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne
Je t'aime, ma fille de faubourg
Avec tes chansons d'amour
Je t'aime, vipère du trottoir
Plumant le micheton dans le noir
Mon ange exterminateur
T'es dure avec le malheur
Tu fais de cadeaux à personne
Et là, Paris, tu déconnes
Tu me manques terriblement
Tu me manques passionnément
Tu me manques, c'est fascinant
Paris, t'es si belle encore
Paris, tu changes de décor
Paris, tu ressembles à personne
Paris, j'veux pas qu'on t'épouse
Reste infidèle et jalouse
Paris, tu ressembles à personne
Paroles et musique: Bernard Lavilliers
Par Joao Carvalho Fernandes
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