Mardi 4 mars 2008


"Nous reconnaissons les choses, nous ne les connaissons pas."

 

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CITATIONS
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Lundi 3 mars 2008
in: LINTERNAUTE

La Tour d'Argent est un des plus vieux et des plus célèbres restaurants au monde. Fréquenté depuis quatre cents ans par les rois et les puissants, l'histoire de la gastronomie y rencontre celle de la France.

Au commencement

La Tour d'Argent en 1900

L'histoire commence en 1582 au temps du roi Henri III. Un cuisinier du nom de Rourteau décide de fonder un restaurant de qualité où les seigneurs du roi, las des gargotes et des coupe-gorges, se restaureraient en toute quiétude. Il fait monter une tour en pierres de champagne pailletées de Mica. La brillance de ces pierres donna son nom à l'établissement : "L'Hostellerie de La Tour d'Argent". Quelques temps plus tard, le pari de Rourteau est réussi : le roi prend pour habitude de s'y arrêter après la chasse afin de déguster une poule au pot ou un succulent pâté de Héron.

Au XVIIe siècle, la cour du roi soleil fait le voyage depuis Versailles pour goûter aux plaisirs de la Tour et l'on ferraille sous ses fenêtres pour y trouver une place. Le cardinal de Richelieu aime y déguster une oie aux pruneaux et son neveu, le duc, y fait accommoder un bœuf entier de trente façons différentes.  


 La Tour d'Argent au temps des modernes  

Frédéric Delair invente la recette du caneton Tour d'Argent en 1890. Photo © Tour d'Argent

Au siècle des Lumières, La Tour d'Argent se place comme l'un des fleurons de la cuisine française. Mais elle est proche de la Bastille et les hommes du 14 juillet la malmènent.

Réouverte au XIXe siècle, puissants et mondains retournent s'y régaler mais également des gens de lettres comme Georges Sand, Musset, Alexandre Dumas ou encore Balzac. Frédéric Delair, nouveau propriétaire, invente en 1890, le célèbre "canard au sang". Fier de son œuvre, il décide de donner un numéro à chaque canard servi.

 

La Tour d'Argent aujourd'hui : la famille Terrail     

En 1982, La Tour d'Argent fêtait ses 400 ans. Photo © Tour d'Argent

André Terrail, dont les descendants dirigent la Tour jusqu'à aujourd'hui, la rachète à Frédéric Delair en 1911. La Tour ferme ses portes pendant la première guerre mondiale puis André Terrail décide à son retour de la moderniser. En 1922, les deux immeubles des 15 et 17, quai de la Tournelle sont réunis en un seul bâtiment et en 1936, il réalise un projet de longue date : ajouter un sixième étage à La Tour. Le 14 juin 1940, quand la Kommandantur somme La Tour d'ouvrir ses portes, son fils, Claude Terrail, mure la cave de ses propres mains afin de protéger les 500 000 bouteilles qui s'y trouvent. Le subterfuge n'a jamais été découvert.

Claude Terrail qui rêvait de théâtre prend la relève de son père en 1947. "Je suis le metteur en scène de la fête quotidienne" raconte-t-il. Homme charismatique et autoritaire, il est connu pour raccompagner ses hôtes par la phrase de Brillat-Savarin : "Convier quelqu'un c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous son toit". En 1996, quand le restaurant perd sa troisième étoile au célèbre guide rouge, Claude Terrail avoue en être profondément touché. Dix ans plus tard, en pleine crise de la grippe aviare, le guide leur retire la deuxième étoile.

Après son décès en juin 2006, c'est à son fils, André que revient la charge de veiller sur ces quatre cents ans d'histoire.


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par Joao Carvalho Fernandes publié dans : RESTAURANTS
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Dimanche 2 mars 2008
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Samedi 1 mars 2008

La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie


Boris Vian

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : POÉSIE
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Jeudi 28 février 2008

 

 "L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre. "

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Mercredi 27 février 2008
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Mardi 26 février 2008


L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.


Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.


Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...


Et tu me diras : « Cherche ! » en inclinant la tête,
— Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
— Qui voyage beaucoup...


En Wagon, le 7 octobre 1870


Arthur Rimbaud

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : POÉSIE
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Dimanche 24 février 2008

par Joao Carvalho Fernandes publié dans : VIDEO
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Samedi 23 février 2008

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Vendredi 22 février 2008
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: je t'aime
Elle doit lui dire: je t'aime
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
C'est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement ils pleurent
Ils pleurent à gros bouillons
Tout entourésqu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploir de les juger

Mais la vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et maintenant ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l'heure c'était lui
Lorsque je disais il
Tout encastrés qu'ils sont
Ils n'entendent plus rien
Que les sanglots de l'autre
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment lentement ces deux corps
Se séparent et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu'ils crient
Et puis ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis en reculant
Comme la mer se retire
Ils consomment l'adieu
Ils bavent quelques mots
Agitent une vague main
Et brusquement ils fuient
Fuient sans se retourner
Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier

La vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier
Et elle elle reste là
Cœur en croix bouche ouverte
Sans un cri sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu'elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu'a terre
Ça y est elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu'elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là elle perd l'amour
L'amour le lui a dit
Revoilà l'inutile
Elle vivra ses projets
Qui ne feront qu'attendre
La revoilà fragile
Avant que d'être à vendre
Je suis là je le suis
Je n'ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit
par Joao Carvalho Fernandes publié dans : CHANSONS
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